
Check the splendid magrets, the tartare with its gracious fries and the pretty children, and then imagine how lonely it must feel to be a vegetarian...
En ce début de semaine sainte où il est tant question de Passion, Fabien Labeyrie sifflote la fin du service sans se douter qu’après une landaise aux gésiers fondants parfumée à l’olive de Valence (14 €), un tartare de bœuf poêlé aux frites gracieuses (14 €), un côtes-du-rhône bio de Jean David (20 €) et une dernière flûte rosée Nationale 7 pour faire rappel (3,50 €), il vient de sonner la saison des siestes aussi sûrement que l’hirondelle a déclaré ouverte celle des tournois sur terre battue. Comme un sursis dans nos abus de terroir, la vue conjuguée de splendides magrets et d’une clientèle qui a si bien réussi ses enfants, dit tout le sérieux et l’enthousiasme d’un homme prouvant à lui seul que les végétariens manquent cruellement d’amour. Formules du midi à 13,50 et 16,50 €. Compter 30-35 € pour dîner à la carte, 18-26 € pour une belle bouteille. // G.M.

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